La Menace Blackstone de Sylvain Pavlowski

La Menace Blackstone

Auteur : Sylvain Pavlowski

Quatrième de couverture :

La Commandante à l’Antiterrorisme, Pauline Rougier, au bord du burn-out, se voit confier l’enquête sur l’attentat qui vient d’ensanglanter Paris entre les deux tours de l’élection présidentielle. Elle découvre que cette entreprise terroriste et l’assassinat d’un politicien, star montante du monde médiatique, sont liés. Aidée par son équipe et dans un contexte politique sulfureux, elle mènera cette enquête qui lui réservera bien des surprises. Parallèlement, Jack Campbell, journaliste alcoolique du New York Times, et Thomas Delvaux, informaticien de génie, découvrent qu’une société d’investissement opaque travaille dans une discrétion absolue à un projet visant à déstabiliser les marchés financiers mondiaux. Et si tous ces éléments avaient un lien ? La Commandante Pauline Rougier, le journaliste Jack Campbell et Thomas Delvaux, devront unir leurs talents et puiser dans leurs ressources, afin de déjouer un complot qui pourrait bien changer l’équilibre du monde. Mais arriveront-ils à temps pour faire obstacle à cette menace et éviter la guerre civile qui gronde ? Le compte à rebours est engagé ! La Menace Blackstone dénonce le communautarisme, la manipulation des opinions politiques et la financiarisation du monde, ainsi que les dangers que celle-ci fait peser sur l’équilibre des économies mondiales.

Mon avis :

🌸 Je viens de finir ce livre que j’ai trouvé superbe. Il est très différent de tout ce que j’ai lu jusqu’à présent et je me suis régalée de la première à la dernière page.

🌸 Dès le départ, l’auteur emploie un ton hyper réaliste et très journalistique, ce qui confère à l’histoire un rythme très soutenu et qui entretient le suspense, ce dont le livre ne manque pas !!

🌸 Ce livre alterne chapitres politiques et financiers, enquête policière et ceux dédiés au cyber espace. Il est totalement addictif.

🌸 L’enquête nous fait voyager de Paris à New York, puis à Zurich et enfin, retour à Paris. Je ne m’y suis pas perdue car il y a toujours un lien entre ces villes.

🌸 J’ai apprécié le fait que Sylvain Pavlowski ait choisi chaque mot très soigneusement, pas n’importe quel mot, non, mais celui-là… le seul qui va bien à cet endroit-là !

🌸 J’ai beaucoup aimé la description pointilleuse à la limite de la maniaquerie des bâtiments ; des monuments, des pièces, des objets. A sa lecture, on sent que Sylvain Pavlowski aime l’architecture, les formes et les matières, toujours modernes. C’est très agréable, car on s’imagine aisément les différents lieux, exactement comme si l’on y était.

🌸 Et j’ai ressenti, avec raison ou pas, l’amour de l’auteur pour le milieu urbain.

🌸 Ce côté pointilleux rappelle les rapports de police dont chaque détail est important, et cela sied bien à ce livre.

🌸 Tout au long de ce livre extrêmement bien documenté, j’ai également senti l’amour de l’auteur pour ses lecteurs, et l’envie qu’il a de bien faire comprendre les choses. Les angles qui auraient pu être difficiles à appréhender ne le sont pas car sylvain Pavlowski a su simplifier les termes et expliquer via ses personnages ce qui aurait pu être difficile à digérer pour des lecteurs peu aguerris.

🌸 C’est un livre qui colle à l’actualité : j’ai eu l’impression d’être dans les coulisses d’évènements qui ont déjà eu lieu et qui auront encore lieu et cela a été passionnant.

🌸 J’ai eu bien souvent peur. En nous faisant réfléchir, Sylvain Pavlowski nous explique le monde dans lequel nous vivons mais extrapole au monde dans lequel nous pourrions vivre demain.

🌸 Ainsi, le débordement à Trappes le jour du discours de Tarek Laïd m’a beaucoup fait penser à l’attentat de Nice par exemple.

🌸 La partie à New York sur les enquêtes des fraudes financières et des cyber espaces est passionnante. Celle sur les marchés bancaires, les investisseurs privés , et sur les banques qui ont des stratégies alternatives est très intéressante également. J’ai appris beaucoup de choses.

🌸 Même s’il s’agit là d’une fiction, comme le dit Sylvain Pavlowski lui-même, le fond de l’histoire est vraie dans la mesure où certaines situations sont totalement crédibles et se sont réalisées par le passé (Exemple, quand Lehman Brothers a essayé de solder sans succès ses positions sur les crédits immobiliers à risque, suite de la crise des subprimes…)

🌸 Je me suis beaucoup questionnée tout au long de ma lecture, c’est un livre qui ne laisse pas indifférent et qui nous fait énormément réfléchir sur notre présent et notre avenir.

🌸 De nombreux thèmes sont abordés dans ce livre, je vais certainement en oublier !

🌸 Il y a :

– Le Thème de la corruption et de la circulation illégale de l’information

– Le Thème de la manipulation politique

– Le Thème de l’alcoolisme et de la lutte et de la force qu’il faut pour en sortir

– Le Thème de l’emprisonnement et de la radicalisation

– Le Thème de la perte d’identité des peuples face aux diktats de la finance

– Le Thème de la place des musulmans dans la société française et à quelles conditions

– Le Thème des hommes politiques marionnettes et de la manipulation

– Le Thème de l’appât du gain et du pouvoir

Et bien sûr, le Thème de l’Intelligence Artificielle !

🌸 À la fin du livre , j’ai eu un sentiment d’impuissance fou. Que pouvons-nous faire pour lutter contre tout cela ? Dans un premier temps, il m’a semblé que : Rien tellement nous sommes peu puissants face à ces mastodontes politiques et financiers.

🌸 Puis ce sentiment s’est atténué en lisant l’épilogue de Sylvain Pavlowski !

🌸 J’espère que le tome 2 va me redonner espoir en la nature humaine.

🌸 Pour finir , il me semble qu’il y a une phrase qui pour moi pourrait résumer le livre : « Les mains des politiques sont vides. Le pouvoir n’est plus militaire. Il est technologique et financier ».

🌸 Moi qui étais donc un peu effrayée de lire un roman sur un tel sujet, j’en ressors enchantée et davantage éclairée. Je vous remercie Sylvain de ce bon moment passé et de la confiance que vous m’avez témoignée !

🌸 J’ai hâte de retrouver Pauline dans de nouvelles aventures !

🌸🌸🌸

#lamenaceblackstone #sylvainpavlowski #merci

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Le Rocher d’Elisa Sebbel

Le Rocher

Elisa Sebbel

Présentation par l’auteur de son livre :

« Le Rocher est un roman historique et une histoire d’amour inédite sur un drame oublié de notre histoire. 1809, 5000 soldats sont déposés sur une île déserte et parmi eux 21 femmes dont Angélique notre protagoniste. C’est son histoire pendant un an dans ce camps de concentration. Ce livre est plus qu’un roman historique, l’histoire d’une femme partagée entre 2 hommes, un amour passionnel qui l’aide à survivre. »

Mon avis :

Je viens de quitter Angélique et ses compagnons. Encore sous le choc de leur aventure. Encore sous l’émotion des mots choisis par Elisa Sebbel.

Il s’agit là d’une histoire extra-ordinaire.

L’histoire de prisonniers peu communs dans une prison qui l’est encore moins.

Il s’agit du récit d’Angélique et des conditions dures et inhumaines de la guerre.

Du manque de biens de première nécessité qui amenuisent les hommes et femmes à l’état quasi animaux.

J’ai aimé le souci du détail dans la description des émotions, dans la description des paysages où tous mes sens ont été sollicités, non seulement la vue mais l’odeur et l’ouïe.

De nombreux thèmes sont abordés dans le livre :

🌷Le thème de la foi vers laquelle tous les prisonniers, malades et mourants se tournent pour espérer rentrer, guérir ou mourir dignes de l’au-delà même si athées. Et la foi de laquelle ils se détournent une fois le sort contre eux.

🌷 Le Thème de l’amour conjugal, l’amour de soi et l’amour des autres

🌷 Le Thème du partage et du don de soi, de ceux qui donnent le peu qu’ils ont pour essayer de soigner et guérir ceux qui chaque jour luttent pour ne pas trépasser

🌷 Le Thème de la misère et des actions corrompues auxquelles les hommes sont conduits pour survivre. Et des méthodes barbares utilisées parfois aussi.

🌷 Le Thème du patriotisme. Pourquoi et pour quoi est-on prêt à trahir son pays ?

🌷Le Thème du bonheur et de l’hédonisme et Profiter ainsi de chaque moment comme si c’était le dernier.

🌷 Le Thème de la promiscuité miséreuse et des conséquences qu’elle engendre. (Aucune intimité. Propagation des maladies. Conséquences sur les relations humaines (hargne, pessimisme, dépressions individuelles qui deviennent générales).

🌷 Le Thème de la misère et de la hargne à vouloir survivre

🌷Le Thème de la jeunesse, mais pas que, fanée par la guerre

🌷 Le Thème du désespoir, de la violence que les hommes infligent aux hommes

🌷Le Thème de la faim et de la folie qu’elle peut engendrer, des gestes auxquels en arrivent les hommes pour survivre (cannibalisme, vente des femmes contre des denrées matérielles…)

🌷Le Thème de l’amour interdit

🌷 Le Thème de la passion et de la culpabilité , du déchirement entre la raison et la passion

🌷Et enfin le très beau Thème de l’Espoir

Elisa Sebbel a beaucoup de talent.

Les conditions de vie exécrables d’une vie de prisonniers dans une prison si particulière sont décrites avec une précision telle un chirurgien utilise son scalpel, tel un peintre utilisé son pinceau. Tout est magnifiquement écrit.

Qui de la raison ou de la passion Angélique finira-t-elle par choisir au milieu de ce chaos ? Il vous faudra lire ce bijou pour le savoir !

Je remercie Elisa pour sa confiance témoignée 🌸

Une Coccinelle dans le Cœur d’Angie Le Gac

🌷Une Coccinelle dans le cœur

🌷Angie Le Gac

Résumé :

Elena est jeune. Elena est belle. Elena est malade. Parfois, elle a envie de mourir… Mais la plupart du temps elle veut vivre haut et fort, de plus en plus vite, comme sur un immense manège de fête foraine.

Entre ses séjours en clinique et sa vie professionnelle, elle essaie de se construire jour après jour et de trouver sa propre voie vers le bonheur.

Aidée de Simon, son homme-talisman, elle tutoie les anges. Mais la vie en a décidé autrement. Il lui faudra énormément de courage pour surmonter les épreuves qui émaillent son parcours et retrouver peut-être le chemin de la félicité.

Entre romance et drame, découvrez l’histoire d’Elena

Mon avis :

Je viens de terminer ce livre magnifique et je ne peux dire que MERCI à l’auteure.

Ce livre est passé trop vite … j’ai essayé de le faire durer mais … ça y est. J’ai quitté Elena et Simon et je suis triste.

Dès le départ, j’ai aimé la couverture et le titre.

Et dès le premier chapitre, j’ai aimé Elena. Si attachante.

Le monde d’Elena est particulier. Il est hanté par le bien et le mal. Tout le temps. J’ai admiré cette hargne pugnace qu’elle a de toujours essayer de faire gagner le bien. Et son éternelle volonté, malgré les difficultés, à surmonter les montagnes pour être heureuse. Sa constante bataille contre le désespoir est admirable.

Outre le thème du bien et du mal, les autres thèmes retrouvés dans le livre sont : l’estime de soi et comment les autres peuvent l’abîmer, le thème de l’amitié et de son inconditionnelle nécessité, le thème du doute qui engendre la peur et l’espoir, le thème de la maladie mentale et de la peur qu’elle peut parfois engendrer chez les autres ou chez la personne qui en souffre, le thème de la maternité omniprésent à la fin du livre, le thème de la quête du bonheur et enfin le thème de l’amour et de son éternel apprivoisement. Une véritable palette, telle celle d’un peintre, nous est présentée.

La Coccinelle me fait penser à quelque chose de petit, de mignon. Elle porte bonheur. Et en même temps elle est rouge et noire, le bien et le mal auxquels se réfère constamment Elena. Mais qui est la Coccinelle 🐞 ? ♥️♥️

A la fin du livre, on retrouve le même chapitre qu’au tout début. Comme si un nouveau chapitre de vie commençait / recommençait !

Ce qui m’a plu dans ce livre, c’est d’être passée sans répit par toutes les couleurs des sentiments et toutes les couleurs des émotions.

S’il fallait décrire ce livre, il y a un extrait que je garderais :

« La vie est ainsi faite de douleurs, de bouleversements, d’évènements tragiques qu’il faut affronter, un peu comme lors de la descente d’une rivière : il y a des rapides dans lesquels il faut bien manœuvrer. Ils secouent notre embarcation, manquent de la renverser. Parfois tout semble perdu, on s’imagine mort, étendu sur le rivage, après la noyade inévitable. Et puis, au détour d’un virage, par une sorte de résilience, le calme revient, l’eau se fait miroir, l’avancée enfin sereine. Alors on continue.. »

Bravo Angie et merci pour l’éternel optimisme de ce livre malgré tout.

🌸🌸🌸

La disparue de Noël de Rachel Abbott

🌷La disparue de Noël

🌷Rachel Abbott

🌷Éditions Belfond

Quatrième de couverture

Une route de campagne verglacée. Une voiture qui perd le contrôle : la conductrice est tuée sur le coup ; Natasha, sa fille de six ans assise à l’arrière, se volatilise sans explication. Quelques années plus tard, David fait de son mieux pour se reconstruire après le drame qui a emporté sa femme et sa fille. Il forme désormais un couple heureux avec la douce Emma et le petit Ollie, adorable bambin de dix-huit mois qui comble leur foyer. Mais un jour, une inconnue débarque dans leur cuisine. Natasha. Où était-elle toutes ces années ? Comment a-t-elle retrouvé le chemin de la maison ? Si David est fou de joie, Emma, elle, se sent vulnérable devant cette adolescente silencieuse. Cadeau ou malédiction ? Que cache le retour de la disparue de Noël ?

Mon avis :

Ce livre, après Mon Amie Adèle de Sarah Pinborough, m’a fait définitivement changer d’avis sur une catégorie de livres que je ne pensais pas aimer : les thrillers.

J’ai adoré cette histoire haletante, angoissante et crispante.

Les chapitres alternent entre l’histoire personnelle des personnages et l’avancée de l’enquête criminelle, ce qui donne du rythme au récit.

Plusieurs thèmes y sont abordés : le kidnapping et ses conséquences psychologiques dramatiques, le mensonge, le thème du trafic d’enfants, de la criminalité, de la drogue et de la misère mentale.

Le livre aborde des questions un peu plus intimes, à savoir comment, à travers un drame familial, on apprend à connaître la nature profonde de son conjoint.

On y réalise également tout ce qu’un être humain est capable de faire pour obtenir de l’argent…

Je me suis également demandée comment on peut manipuler quelqu’un au point de lui imposer ce qu’il pense… et lui faire faire des actes contraires à sa volonté …

L’atmosphère finale atteint son summum d’angoisse !

Je me suis toujours doutée de la fin, quoique 😉

Je me suis beaucoup attachée à Natasha, cette enfant qui a le sentiment de n’appartenir à personne et n’avoir aucun endroit où elle puisse ce sentir chez elle.

Sans dévoiler l’histoire, ce sont les enfants qui sont les victimes et donc, pour moi, les héros de ce livre.

Je ne peux que vous recommander ce livre 📚 !

🌸🌸🌸

#netgalleyfrance #editionsbelfond #merci

La Garçonnière de la République d’Emilie Lanez

La Garçonnière de la République

Emilie Lanez

Éditions Grasset

La bâtisse est née d’un caprice du Prince De Poix qui avait un logement dans l’une des ailes du château de Versailles, mais qui s’est plaint un jour de ne pas avoir de jardin, dont disposait toutes les grandes familles de la Cour. Louis XV finit par lui octroyer un terrain dans son propre jardin au bout de l’allée des Tuileries.

C’est Nicolas Sarkozy qui s’est arrogé la demeure jusqu’alors attribuée aux premiers ministres et ce depuis le général de Gaulle. François Hollande n’en a cependant pas rétablit pas la tradition.

Comme jamais aucun journaliste n’a eu le droit d’y pénétrer, l’auteure s’est basée sur des témoignages qu’elle a recoupés.

On retrouve dans ce livre énormément de détails sur cette demeure sensée rester secrète.

Des témoins ont décrit ce qu’ils y ont vu et vécu et on se sent comme une petite souris espionnant des personnes (et pas n’importe lesquelles!) dans leur intimité.

La Lanterne est un endroit caché aux yeux de tous où finalement les hommes politiques qui l’ont occupé sont des hommes comme les autres, les caprices en plus ^^

La maison ne figure pas sur les plans du parc du château de Versailles, ni sur celle qu’édite la commune. Aucun GPS n’a enregistré son existence. Google Map l’ignore.

De même, « La République et son exigence de transparence comptable ne franchissent pas le mur d’enceinte du pavillon (..) » 😶

Je trouve le titre racoleur. En effet une Garçonnière (cf Larousse) est « un petit appartement de célibataire, de personne seule ». Or La Lanterne telle que décrite dans le livre, est tout sauf ça. C’est une demeure familiale, chaleureuse remplie de rires d’enfants et de larmes aussi, de moments et de partages en famille et de très rares discours politiques. On peut donc s’étonner du choix du titre.

J’ai apprécié la simplicité du récit et les touches d’humour. Ex page 88 : « il n’est pas déplaisant de songer que, depuis lors, c’est dans le même lit, sur le même oreiller et sous la même couverture, que Fabius, Chirac, Rocard, Edith Cresson (une nuit), Bérégovoy, Balladur, Juppé, Jospin, Raffarin, Villepin, Sarkozy et Hollande dormirent, rêvèrent et peut-être connurent quelques cauchemars. »

C’est en même temps une révision de l’histoire de France en accéléré mais que j’ai énormément appréciée. Le ton n’est ni lourd ni pompeux. Au contraire c’est ce ton léger qui fait partie du plaisir de lire et d’apprendre l’histoire politique de notre pays.

On fait connaissance de quelques femmes de premiers ministres et de leurs différentes manières de gérer La Lanterne : (Page 118 « les sanglots de Madeleine Malraux répudiée, la tristesse de Marie-Laure de Villepin, les silences de Cécilia Sarkozy et la colère de Valérie Trierweiler : La Lanterne est une maison qui a vu des femmes souffrir ».

Je viens de finir ce livre et je suis triste de quitter La Lanterne qu’il y a encore quelques heures je ne connaissais pas. C’est un endroit secret et attachant. Elle a vu et entendu tant de choses et les a gardées secrètes. J’aurais aimé encore un peu pouvoir erré en ce domaine, me promener dans le parc jouxtant celui de Versailles.

En fait j’aimerais le relire, là, de suite.

🌸🌸🌸

Je vous ajoute un Article que j’ai trouvé sur ce livre

https://actu.fr/ile-de-france/versailles_78646/la-garconniere-de-la-republique-les-histoires-secretes-de-la-lanterne_12689247.html

Le tout dernier été d’Anne Bert

Bonjour

Voici mon ressenti sur ma dernière lecture !

Bonne journée !

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Le tout dernier été

Anne Bert

Quatrième de couverture :

« Je viens de rencontrer mes passeurs. Ces hommes qui font désormais partie de ma vie puisqu’ils vont m’aider à la quitter.

Je les ai sentis rigoureux, exigeants, prudents. Et engagés à me tendre doucement la main. Une autre médecine qui, quand elle ne peut plus soigner le corps, se décide à soigner l’âme. »

Parce qu’elle aime furieusement la vie et qu’elle est condamnée, Anne Bert a décidé de choisir et de ne pas subir jusqu’au bout les tortures que lui inflige la maladie de Charcot. C’est ce cheminement qu’elle nous raconte ici. Celui de devoir mourir hors-la-loi, et hors-les-murs, puisque la loi française ne l’autorise pas à abréger ses souffrances. Celui aussi de son dernier été.

Il faut découvrir le goût des dernières fois et des renoncements, apprendre à penser la mort, dire au revoir à ceux qu’elle aime, en faisant le pari de la joie malgré le chagrin.

Un récit poignant, une ode à la liberté et à la vie, permise seulement par sa détermination à dire non.

Mon avis :

Ce livre a été lu d’un trait. Ce n’est pas une histoire larmoyante mais la maladie ressentie au jour le jour ou plutôt des derniers jours, des dernières fois. De comment ils ont été vécus mais surtout ressentis.

À force de ne plus pouvoir faire les choses, Anne a senti, a ressenti, a observé les objets et les personnes à en connaître chaque détail par cœur.

Le mot qui me vient le plus à l’esprit est le mot résignée au départ . Et seule. Seule dans son espace temps unique. Seule dans son dernier espace temps. Aucun jour ne se renouvellera. Seule avec sa maladie.

Mais aussi la colère agressive face à tout ce qu’elle ne peut plus faire. Et qui grandit chaque jour. La haine.

Et enfin, ne plus s’autoriser à avoir des sentiments et à briser son silence intérieur qu’à partir du moment où elle rencontre les médecins (« les passeurs ») qui ont accepté de l’aider à partir quand ELLE le déciderait. En France, elle aurait été obligée de vivre sa maladie jusqu’au bout, jusqu’à la souffrance, la soumission, alors que c’est elle qui a voulu décider quand ce serait le moment et quand elle ne pourrait plus supporter sa maladie et la dépendance et la souffrance physique et mentale que cela engendrait.

Anne a utilisé dans sa prose toutes les palettes des sentiments qu’elle a ressentis du jour où on a asséné le diagnostic de sa maladie (Charcot) jusqu’au tout dernier moment..

Ce livre est un hymne à la vie et à l’amour.

Merci aux Éditions Fayard et à NetGalley de m’avoir permis de découvrir cet ouvrage

#editionsfayard #netgalley

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